Le tourisme du sommeil

4 mars 2024

Par Le Monastère des Augustines

À une époque où le voyage est synonyme d’aventures et de découvertes, une tendance unique émerge discrètement: le tourisme du sommeil. Ce concept novateur qui s’étend au-delà de la notion d’exploration nous invite à devenir conscient(e)s de notre sommeil et de son impact sur notre bien-être physique et mental. «Chaque soir, vous prenez soin de recharger votre téléphone pour pouvoir l’utiliser au meilleur de ses capacités le lendemain. Faites-vous la même chose avec vos batteries, à vous?»1 

Photo: Késia Voyage Bohème

Qu’est-ce que le tourisme du sommeil? 

Le tourisme du sommeil est une nouvelle tendance2 qui vise à cibler, à travers le voyage, des lieux propices au sommeil. Les destinations recherchées par les visiteurs offrent, par exemple, une pollution sonore minimale, des services de consultation en mieux-être ou des activités conçues pour induire la relaxation. Il s’agit d’un changement de paradigme où la quête de tranquillité devient l’ultime raison du voyage. 

Si le tourisme du sommeil peut sembler être un marché niché, sa croissance est révélatrice d’un changement sociétal plus large qui donne la priorité au bien-être mental et physique. Alors que l’épuisement professionnel et le stress sont des phénomènes de plus en plus courants, l’idée d’entreprendre un voyage dans le seul but de se ressourcer et de revitaliser le corps et l’esprit trouve un écho chez un nombre croissant d’individus. 

Dormir: un besoin essentiel 

À l’heure actuelle, l’Agence de la santé publique du Canada recommande, pour un adulte de 18 à 64 ans, de dormir de 7 à 9 heures par nuit3.  Le sommeil est un besoin fondamental de l’organisme et ce, pour de nombreuses raisons: 

  • Il permet à la mémoire de consolider les souvenirs et les informations apprises pendant la journée, un processus qui se produit principalement pendant le sommeil paradoxal. 
  • Il soutient les fonctions essentielles telles que l’attention, la concentration, la prise de décision et la résolution de problèmes. 
  • Il réduit le risque de développer des maladies cardiovasculaires telles que l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies cardiaques. 

En 2022, près de 50% de la population canadienne4 était atteinte d’un trouble du sommeil (ex.: insomnie occasionnelle ou chronique). 

Certains facteurs, comme la sédentarité ou le stress chronique, peuvent engendrer un sommeil inadéquat chez l’adulte.

Un sommeil perturbé peut s’observer par la présence de symptômes tels qu’une baisse d’énergie, une sensation de fatigue au lever ou des réveils fréquents durant la nuit. 

Toutefois, ces éléments peuvent être atténués par la mise en place d’une meilleure hygiène de vie et par la création d’une routine propice au sommeil. 

Quelques trucs pour favoriser un meilleur sommeil5

  • Créer un rituel avant le coucher 
  • Se coucher et se lever à des heures régulières 
  • Créer une ambiance propice au repos: lit confortable, bruit réduit, noirceur 
  • Retirer tout appareil électronique de la chambre 
  • Éviter l’alcool et la caféine avant d’aller au lit 
  • Recourir à des techniques de détente 
  • Faire de l’exercice régulièrement 
  • Éviter d’aller au lit l’estomac plein ou vide

Devant cet intérêt marqué pour le tourisme du sommeil, certains établissements hôteliers, comme Le Monastère des Augustines, mettent en place toutes sortes d’initiatives pour offrir une expérience adaptée à une clientèle qui souhaite non seulement voyager, mais aussi préserver une bonne qualité de sommeil. Ces mesures peuvent prendre plusieurs formes, que ce soit la diffusion d’huiles essentielles, l’insonorisation des chambres, les soins spécialisés, le confort des matelas, etc. 

En résumé, le tourisme du sommeil émerge comme une nouvelle façon de voyager, car il nous invite à écouter les besoins de notre corps et de notre esprit pour cultiver un état de mieux-être durable. 

EXTRAIT 

«Ces périodes de grand stress ont ultimement contribué à une certaine amélioration des conditions de vie des hospitalières. Les veilleuses, responsables de vaquer au soin des malades durant la nuit, n’avaient qu’un mince répit au tout début de la Première Guerre mondiale (elles pouvaient se lever à 5h10 au lieu de 4 h du matin comme les autres); le conseil repousse en 1919 cette heure de lever vers 10h30-11h. Le dimanche, on permet même un réveil à midi. Une dizaine d’années plus tard, on met en place des équipes permanentes de nuit pour éviter les désagréments du changement d’horaire. On semble mieux saisir l’importance d’un sommeil réparateur!» 

Groupe de religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec. © Archives du Monastère des Augustines Fonds du Monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. 

Sources: