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l’Histoire

Au Monastère des Augustines, l’expérience muséologique se confond avec le lieu, riche de près de quatre siècles d’histoire.

Augustines :
soigner corps et âme

Exposition permanente

L’exposition permanente retrace l’évolution de l’engagement spirituel et social des Augustines du Québec à travers les époques. On y découvre leur œuvre sociale auprès des malades, leur mode de vie communautaire et leur idéal d’équilibre entre action et contemplation.

Au fil des salles, les objets choisis parmi la collection de 40 000 artéfacts issus des 12 monastères-hôpitaux des Augustines illustrent avec cohérence les thématiques abordées. Le concept muséographique accentue la force d’évocation de ces objets et vise à susciter la réflexion durant la visite.

Heures d’ouverture

Du 24 juin au 5 septembre 2016
Tous les jours
10h-18h

Du 6 septembre au 23 décembre 2016

Mardi au dimanche
10h-17h

 


Visites commentées  (75 minutes)

Du 24 juin au 5 septembre 2016

Tous les jours
10h30, 13h30 et 15h

Du 6 septembre au 23 décembre 2016

Mardi au vendredi 
10h30 et 14h30

La fin de semaine
10h30, 13h30 et 15h

 

Droits d’entrée

Musée / Visite commentée

  • Général10 / 15$

  • Étudiants et aînés8 / 13$

  • Enfants 12 à 16 ans4 / 9$

  • Enfants 0 à 11 ansGratuit

  • Famille 22 / 30$
  • (2 adultes et 3 enfants max.)

Taxes incluses

Autres options

  • Visites de groupe

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Buste-reliquaire de Jean de Brébeuf1664

Fabriqué à Paris par le maître-orfèvre Charles Poilly, ce buste-reliquaire représente saint Jean de Brébeuf, jésuite missionnaire mort martyr. Le buste, fait d’argent massif, surplombe le reliquaire qui contient la moitié droite de son crâne.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec1/21

Mortier et pilon des fondatrices17e siècle

Le mortier et le pilon étaient largement utilisés par les Augustines pour la fabrication de médicaments. Selon la tradition, cet instrument de laiton aurait été apporté de France par les trois fondatrices en 1639. Le mortier porterait donc les traces de l’incendie qui ravagea l’Hôtel-Dieu de Québec en 1755.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec2/21

Contrat de fondation de l’Hôtel-Dieu de Québec1637

La duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu, constitue un capital de 22 400 livres tournois dont l’intérêt servira à soutenir l’Hôtel-Dieu. En vertu de ce contrat, les religieuses de Dieppe s’engagent à prier quotidiennement et à faire prier leurs malades pour le salut de la bienfaitrice.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec3/21

Pot de pharmacie18e siècle

Ce pot d’apothicaires en céramique du Vieux Rouen, qui fait partie d’un ensemble, a été offert aux Augustines en 1787 par le Révérend père jésuite Louis-Augustin de Glapion, quand l’Angleterre décréta la confiscation de leurs biens au Canada. Autrefois, la pharmacie du Roi était tenue par les jésuites. Apothicaires, médecins et gens du peuple s’y approvisionnaient en pommades, onguents, sirops et autres remèdes.

Collection : monastère de l’Hôpital Général de Québec4/21

Concession de la Compagnie de la Nouvelle-France1637

La Compagnie de la Nouvelle-France concède 12 arpents aux Augustines de Québec. Les premiers bâtiments de l’Hôtel-Dieu y seront construits.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec5/21

Coffre des fondatrices17e siècle

Parties de Dieppe le 4 mai 1639, Marie Guenet de Saint-Ignace, Anne Le Cointre de Saint-Bernard et Marie Forestier de Saint-Bonaventure apportent leurs précieux effets dans ce coffre à trois clés, dont le contrat de fondation de l’hôpital. Chacune des fondatrices possède l’une des trois clés différentes. Durant la traversée sur le Saint-Joseph, ce coffre, probablement recouvert de peau pour le protéger des intempéries, aurait aussi servi d’autel.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec6/21

Lettres patentes signées par Louis XIII1639

Le roi entérine les intentions de la duchesse d’Aiguillon ainsi que les démarches réalisées en vue de la fondation d’un hôpital en Nouvelle-France. Il autorise les religieuses de Dieppe élues pour cette mission à s’établir à Québec et il leur confie l’administration de l’Hôtel-Dieu.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec7/21

Inhalateur19e siècle

Fabriqué à Londres dans le dernier quart du 19e siècle, cet instrument de porcelaine était utilisé pour le traitement des infections respiratoires. Le médicament était dilué dans un bol d’eau chaude et la vapeur était aspirée par l’embouchure du tube.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec8/21

Lettres d’amortissement signées par Louis XIV et son ministre Colbert1680

Dans ce document du 7 juin 1680, Louis XIV fait remise aux Augustines des sommes dues à la Couronne pour les terrains qu’elles possèdent.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec9/21

Masque à anesthésie1848

Cette année-là, à la demande d’un chirurgien de l’Hôtel-Dieu de Québec, les Augustines ont conçu ce modèle de masque de facture artisanale. Fait d’étain et de lin, l’instrument servait lors des anesthésies au chloroforme. Il couvrait alors la bouche et le nez du patient.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec10/21

Récit de voyage à l’Île aux Oies1909

Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec ont acquis la Seigneurie de la grande île aux Oies de Paul Dupuy en 1713 pour la culture du foin, la production de la laine et du beurre, afin de subvenir aux besoins de l’hôpital et du monastère. En 1909, dans un récit destiné à l’aumônier de l’Hôtel-Dieu de Québec, l’abbé A. Faucher, elles racontent un séjour qu’elles viennent de faire à l’île.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec11/21

Facture de marchandises provenant de France1755

Les Augustines maintiennent des liens étroits avec plusieurs fournisseurs de France chez qui elles s’approvisionnent. Pierre Guillemot, un marchand de La Rochelle, décrit les marchandises expédiées en 1755 sur le navire La Reine des Anges. Les médicaments et les produits de base pour les fabriquer y tiennent une grande place.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec12/21

Pilulier19e siècle

Pour fabriquer des pilules, l’apothicairesse délayait d’abord la pâte médicamenteuse dans un mortier. Elle l’étendait ensuite dans les échancrures en cuivre de la partie inférieure du pilulier. La partie supérieure se refermait alors et la pâte demeurait ainsi durant 12 à 24 heures. Une fois durcie, elle avait la forme de petits tubes qui étaient coupés selon l’épaisseur voulue. S’il fallait une pilule ronde, l’apothicairesse la roulait dans le creux de sa main.

Collection : monastère de l’Hôpital Général de Québec13/21

Billets d’enfants abandonnés1801-1845

En 1801, le gouvernement adopte des mesures pour prévenir l’abandon des nouveau-nés et les Augustines acceptent d’en devenir mandataires. Des billets fixés aux langes de l’enfant témoignent de la détresse des parents et de la dureté de la vie à l’époque. Sur les 1375 enfants recueillis par les Augustines jusqu’en 1845, 736 sont décédés, 102 sont repris par leurs parents et 537 sont adoptés.

Le Fonds des enfants abandonnés est un document patrimonial classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec14/21

Billets d’enfants abandonnés1801-1845

En 1801, le gouvernement adopte des mesures pour prévenir l’abandon des nouveau-nés et les Augustines acceptent d’en devenir mandataires. Des billets fixés aux langes de l’enfant témoignent de la détresse des parents et de la dureté de la vie à l’époque. Sur les 1375 enfants recueillis par les Augustines jusqu’en 1845, 736 sont décédés, 102 sont repris par leurs parents et 537 sont adoptés.

Le Fonds des enfants abandonnés est un document patrimonial classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec15/21

Croix reliquaire18e et 19e siècles

En 1718, les Augustines de l’Hôpital Général de Québec sont les premières à porter la croix reliquaire, privilège que leur accorde Monseigneur de St-Vallier. Cette croix, qui renferme la relique d’un saint ou d’une sainte est remise lors de la cérémonie de profession perpétuelle. La tradition s’est par la suite implantée dans d’autres monastères, dont celui de Chicoutimi, fondé par des religieuses de l’Hôpital Général. En 1967, lors de la modification de leur costume, les Augustines abandonnent la croix reliquaire pour une simple croix en argent.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi16/21

Donation de la seigneurie de Saint-Ignace par Robert Giffard1646

À l’âge de 12 ans, Marie-Françoise Giffard entre en religion à l’Hôtel-Dieu de Québec et prend le nom de Marie de Saint-Ignace. Elle devient alors la première religieuse canadienne. En guise de dot pour sa fille, Robert Giffard fait don de la seigneurie de Saint-Ignace aux Augustines.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec17/21

Mobilier de Madame d’Ailleboust17e siècle

Ces meubles de style Louis XIII ont été offerts aux Augustines par Marie Barbe de Boullongne, pensionnaire au monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec, après le décès de son mari, Louis d’Ailleboust, troisième gouverneur de Québec. Madame d’Ailleboust est décédée à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1685.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec18/21

Registre d’entrée en religion, de prise d’habit et de profession1893-1994

Ce registre, similaire à ceux des autres communautés d’Augustines, enregistre les noms de toutes les religieuses entrées dans le monastère de l’Hôtel-Dieu de Lévis. À mesure qu’elles progressent de postulantes, à novices jusqu’à la profession perpétuelle, toutes les dates importantes y sont consignées.

Fonds : monastère de l’Hôtel-Dieu de Lévis19/21

Bureau Mazarin17e siècle

En 1643, à la mort de Louis XIII, alors que Louis XIV n'est encore qu'un enfant, la régente Anne d'Autriche nomme Mazarin premier ministre. Ce bureau de merisier date de cette époque. Il est l’ancêtre du bureau dit ministre, car il ne possède pas de tiroirs jusqu'au sol.

Collection : monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec20/21

Vœux de Mère Marie-Madeleine1923

Cet acte de profession perpétuelle de sœur Germaine Lecours dite de Sainte Marie-Madeleine, professe de l'Hôtel-Dieu de Lévis, est signé le 3 mai de cette année-là. Le document entérine notamment son vœu de s'employer au service des malades, tous les jours de sa vie. Soeur Lecours deviendra plus tard la fondatrice et première supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montmagny.

Fonds : Germaine Lecours, monastère de l'Hôtel-Dieu de Montmagny21/21

Programmation culturelle

Le volet culturel de la programmation du Monastère vous propose d’explorer le patrimoine des Augustines et le thème du mieux-être par le biais de cours, d’ateliers, de conférences, et de concerts, qui se déroulent dans un cadre authentique et inspirant.

Programmation éducative

Notre programmation éducative découle de la volonté des Augustines de rendre leur héritage accessible aux générations futures. Elle offre à des clientèles étudiantes de tous les niveaux de prendre contact avec une partie importante de notre histoire et de nos traditions.

Primaire et secondaire

À travers la visite du Monastère et des expositions, les élèves découvrent le patrimoine des Augustines et leur rôle dans l’évolution des soins de santé au Québec.

Activité d’une durée maximale de 90 minutes (selon l’âge), qui comprend :

  • la visite guidée du Musée;
  • un atelier sur la pratique du métier d’apothicaire.

Cégep et université

Une visite commentée du Monastère d’une durée maximale de 90 minutes en lien avec les contenus de divers programmes d’études :

  • sciences infirmières, médecine ou pharmacie;
  • archéologie, architecture ou ébénisterie;
  • ethnologie, histoire de l’art, muséologie ou sciences religieuses.

Un trésor soigneusement conservé

Durant près de quatre siècles, les Augustines ont été les gardiennes de trésors insoupçonnés. Le patrimoine conservé au centre d’Archives et à la Réserve muséale contribue à notre mémoire collective et fait du Monastère un pôle de recherche exceptionnel sur l’histoire des Augustines et de la société où elles ont œuvré.

- Le centre -d'archives

- La Réserve -muséale

Mémoire institutionnelle parmi les plus riches et les plus imposantes du Québec, les archives des Augustines permettent de retracer l’évolution des soins de santé, de l’agriculture, de la vie communautaire et du commerce, depuis les premiers temps
de la colonie.

Accès et consultation

Le centre est ouvert aux chercheurs, aux spécialistes et
aux personnes intéressées, sur rendez-vous uniquement.

Pour nous joindre

Les artéfacts des collections issues des 12 monastères-hôpitaux sont entreposés à la Réserve muséale, dans des conditions favorisant leur conservation. Instruments médicaux et pharmaceutiques, pièces de mobilier, œuvres d’art, ornements liturgiques, objets usuels liés à l’artisanat ou à des savoir-faire traditionnels et autres témoins du passé attendent d’être mis en valeur dans les expositions du Musée.

Accès et consultation

La Réserve est ouverte aux chercheurs et aux spécialistes,
sur rendez-vous uniquement.

Pour nous joindre

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