10 principes de l’alimentation intuitive

30 janvier 2020

Par Le Monastère des Augustines

Avez-vous déjà entendu parler de l’alimentation intuitive? C’est une approche bienveillante qui encourage l’écoute et le respect de nos besoins et qui offre plusieurs bienfaits sur la santé physique et psychologique. Dans cet article, Karine Gravel, diététiste-nutritionniste et docteure en nutrition, propose d’explorer l’alimentation intuitive et ses 10 principes, tels que formulés par les diététistes Evelyn Tribole et Elyse Resch.

Qu’est-ce que l’alimentation intuitive?

L’objectif principal de l’alimentation intuitive consiste à entretenir une relation saine avec la nourriture, l’esprit et le corps. Plutôt que de se restreindre ou de se priver, manger intuitivement implique de reconnaître les raisons qui amènent à manger et à cesser de manger, sans jugement. L’ alimentation intuitive est une approche neutre et non centrée sur le poids, ce qui signifie que nos pensées ne sont pas dirigées sur le pèse-personne ni sur nos mensurations, mais sur notre relation avec la nourriture, qu’on souhaite apaisée.

Les 10 grands principes de cette approche

1. Rejeter la culture des diètes

Le corps humain n’est pas un simple réservoir de calories pouvant être ajoutées ou retirées selon sa volonté, comme le font miroiter les diètes amaigrissantes. Comment je me sens quand je pense aux diètes amaigrissantes?

2. Tenir compte de sa faim

La faim indique le besoin de manger, sans pour autant déterminer la quantité nécessaire pour ressentir le rassasiement. Est-ce qu’il m’arrive de manger au-delà de mes besoins en raison d’une faim intense?

3. Faire la paix avec la nourriture

Le fait de s’interdire certains aliments peut mener à un sentiment de privation. Ce sentiment peut affecter les choix alimentaires et/ou la quantité d’aliments qui est souhaitée. Est-ce que je tente de résister à certains aliments?

4. S’opposer aux règles alimentaires

Différents types de pensées à l’égard des aliments peuvent occuper notre esprit. Par exemple, se déprécier pour avoir mangé un morceau de gâteau est une pensée nuisible. Quelles sont les pensées liées aux aliments qui occupent inutilement ma tête?

5. Découvrir le facteur satisfaction

Le plaisir sensoriel renvoie aux propriétés des aliments, comme le goût, l’odeur et la texture, qui nous permettent de les apprécier avec nos cinq sens. Quelle place occupe le plaisir de manger parmi toutes mes sources de plaisir?

6. Ressentir son rassasiement

La sensation de rassasiement nous renseigne sur la quantité d’aliments nécessaires pour se sentir bien dans son estomac, et non dans sa tête. Habituellement, quelles sont les raisons qui m’amènent à cesser de manger?

7. Accueillir ses émotions avec bienveillance

La nourriture peut servir d’exutoire pour les émotions qui ne sont pas exprimées. On peut manger pour se récompenser, se réconforter, se distraire ou même se punir. Est-ce que certaines émotions sont susceptibles de m’amener à vouloir manger?

8. Respecter son corps

Respecter son corps implique d’accepter son poids naturel, c’est-à-dire le poids souhaitable pour sa propre santé. Le poids naturel tend à demeurer assez stable et ne nécessite pas d’efforts titanesques. Quelles sont les parties de mon corps que je préfère?

9. Bouger et sentir la différence

Dans la plupart des cas, pratiquer une activité physique juste pour «brûler des calories» n’est pas une source de motivation efficace à long terme. Est-ce que je tiens compte de mes préférences dans mon choix d’activité physique?

10. Prendre soin de sa santé avec ses papilles

L’alimentation doit être perçue de façon globale: un seul aliment ne peut pas être responsable d’une carence, du maintien de la santé ou d’une prise de poids. Est-ce que je perçois mon alimentation de façon globale ou ai-je plutôt tendance à viser la perfection?

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Article mis à jour le 21 janvier 2026.